Mauro Suttora, dell’ Europeo , nel ’87 si finse ....

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......«portatore sano di Aids»: 18 anni dopo, le risposte che ha ricevuto quando chiedeva una stanza d’albergo in centro a Milano continuano a prendere a pugni il lettore.

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a.turchetti (non verificato)

Quote:
Anne de Loisy, giornalista francese che voleva visitare il centro di detenzione dell'Aeroporto Roissy a Parigi. Non la facevano entrare, allora fece domanda per lavorare alla Croce Rossa come mediatore culturale. Passò 6 mesi lì dentro e la violenza che ha visto l'ha descritta in un libro.

Six mois d'enquête clandestine à Roissy

GILLES LABARTHE

Paru le Jeudi 24 Mars 2005

Injures racistes, passages à tabac, intimidations, harcèlements... tel est le lot quotidien de milliers d'étrangers retenus captifs dans la zone d'attente de l'aéroport de Roissy.

«A Ricardo Barrientos et à Mariam Getu Hagos, décédés à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle lors de renvois forcés.» Elle est sobre, pleine de révolte, cette dédicace d'Anne de Loisy en ouverture de son livre Bienvenue en France!1. La journaliste a réussi à se faire engager en octobre 2003 comme médiatrice de la Croix-Rouge dans «zapi 3», zone d'attente de Roissy. Semaine après semaine, elle a pu observer le comportement des forces de l'ordre. Injures racistes, passages à tabac, intimidations et harcèlements sont le lot quotidien des réfugiés arrivés à la «première frontière de France»: celle de l'aéroport où, chaque année, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants se retrouvent entassés comme des prisonniers, dans des conditions d'hygiène et d'assistance déplorables.

ZONE DE NON-DROIT

Pas besoin d'aller très loin pour constater les violations les plus flagrantes des droits fondamentaux. A seulement 30 kilomètres de Paris, la «zapi 3» représente la plus importante des 122 zones d'attente de l'Hexagone. Elle est installée en retrait de l'aéroport. Loin de tout service public, loin des regards curieux. Aujourd'hui encore, même en tant que journaliste, il reste extrêmement difficile d'obtenir une autorisation pour pénétrer en ces lieux, souligne Anne de Loisy. A moins d'accepter des conditions contraignantes: encadrement obligatoire par des policiers, interdiction d'adresser la parole aux étrangers. Leurs témoignages directs pourraient en effet nuire à l'image de «terre d'asile» soigneusement entretenue par la France. «Traumatismes crâniens, écrasements des testicules, hématomes de plus de 10 centimètres de long... toutes ces violences sur des réfugiés, arrivés pleins d'espoir, sont avérées par des certificats médicaux. Les policiers profitent d'une vraie impunité», s'indigne la reporter.
En 2003, l'ancien ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait pourtant promis la transparence, pour couper court aux nombreuses accusations de mauvais traitements. «Malgré les grandes déclarations de Sarkozy, les violences continuent. Il y a encore une dizaine de jours, quatre Congolais et un Camerounais ont été tabassés». Leurs blessures étaient assez graves pour qu'un médecin leur délivre jusqu'à 15 jours d'interruption temporaire de travail. «Ces zones d'attente sont des zones de non-droit. On a la sensation que les réfugiés y sont considérés comme des sous-hommes, comme du bétail», remarque Anne de Loisy.

SILENCE DE LA CROIX-ROUGE

Il manquait un travail d'enquête qui donne enfin la parole aux réfugiés, cherchant à comprendre l'univers kafkaïen qui les opprime. Après six mois passés à saisir les règlements implicites de la «zapi 3», le constat d'Anne de Loisy est accablant: la plupart du temps, les plaintes des étrangers maltraités ne sont tout simplement pas relayées. Ni par de courageux policiers, ni même par le personnel d'assistance de la Croix-Rouge française – qui préfère garder le silence pour continuer sa mission et éviter les confrontations directes. Lorsque les marques de brutalités sont trop évidentes, les victimes sont réexpédiées par avion. Si un assistant social s'intéresse de trop près à un cas de tabassage, la police répond que le réfugié «s'est blessé tout seul». En se débattant, par exemple...
A en croire les policiers, les cas d'automutilation, plutôt rares, seraient devenus monnaie courante. «Pour eux, les réfugiés sont forcément de mauvaise foi. La violence se retourne contre les victimes, accusées d'être des fauteurs de troubles. J'aimerais qu'on m'explique comment un requérant d'asile peut avoir des traces de strangulation alors qu'il a les mains menottées derrière le dos», s'interroge la journaliste.

POLITIQUE DÉLIBÉRÉE

Sentiment d'impuissance face aux abus systématiques. Souvenir de visages creusés par l'angoisse. De vies brisées par l'injustice... Anne de Loisy en parle, à coeur ouvert. Il y a le cas de cette réfugiée tchétchène, à qui les policiers demandaient de prouver l'identité des personnes ayant enlevé et tué son mari, avant d'accepter la considération de sa demande d'asile. Que répondre? Elle a été réexpédiée à... Moscou. Et cette jeune Africaine, plutôt jolie, soupçonnée d'être parvenue en France grâce à un réseau de prostitution. On découvrira par la suite qu'elle était bien la fille d'un ambassadeur, comme elle ne cessait de le répéter depuis le début...
Qu'importent les bavures. Protégés par leur hiérarchie, les policiers s'entendent pour dégoutter à jamais les Asiatiques, Africains ou Sud-américains – qui constituent à parts égales la majorité des demandeurs d'asile – de leur bref séjour européen. «Les policiers sont eux-mêmes soumis à de fortes pressions. Ils doivent doubler le nombre de renvois vers l'étranger pour respecter les objectifs de Sarkozy de 2003. Cet objectif est maintenant repris par Dominique de Villepin (le nouveau ministre de l'Intérieur, ndlr): il s'est promis de renvoyer 20 000 personnes en 2005, alors qu'on ne sait même pas combien de réfugiés arriveront en France cette année», rappelle Anne de Loisy.
Cette réalité des quotas explique en partie la complicité des ambassades et consulats à Paris, pourtant censés représenter leurs compatriotes à l'étranger. A cet égard, les arrangements tacites entre Etats du Nord et du Sud sont révélateurs. «La France renvoie chaque année environ 300 Sénégalais, effectivement originaires du Sénégal ou supposés tels, contre une aide financière en direction de Dakar», explique Anne de Loisy. Alors, à qui se fier? Seules de rares organisations civiles, comme l'Association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé, regroupant une vingtaine d'associations2), continuent leur travail d'information, en dénonçant l'insupportable.

Anne de Loisy, Bienvenue en France! Six mois d'enquête clandestine dans la zone d'attente de Roissy, éditions du Cherche Midi, Paris, 2005, 237 pp.

http://www.lecourrier.ch/modules.php?op=modload&name=NewsPaper&file=arti...

a.turchetti (non verificato)

LE STORIE

Lerner, Wallraff, Gatti: quando i cronisti si travestono

Camuffati da camerieri o prostitute per cercare la verità. E c'è chi si è fatto perfino operare

E' successo circa trent'anni fa a Lavello, in provincia di Potenza: due giovani uomini bussano alla porta di don Marco Bisceglia, un prete coraggioso e di larghe vedute, gli raccontano di essere omosessuali e cattolici, dicono di volersi sposare. Lui accetta. In una piccola parrocchia del sud Franco Jappelli e Bartolomeo Baldi, cronisti in incognito del Borghese, sono uniti in «matrimonio di coscienza» e fanno il loro scoop: le prime nozze gay nella storia d'Italia.

Oppure c'è «Faccia da turco». E' un libro e quando è uscito in Germania, negli anni '80, ha venduto 4 milioni di copie in meno di 4 mesi. Da noi l'ha pubblicato Pironti nel '92, il sottotitolo era «un infiltrato speciale nell'inferno degli immigrati». Racconta la storia di Günter Wallraff, giornalista tedesco che con un'operazione chirurgica si è cambiato i connotati per somigliare a un turco, diventare Leyent Sigirlioglu, e trovare solo lavori in nero come bracciante, manovale nei cantieri edili, operaio alla Thyssen, finendo per fare la cavia nei laboratori farmaceutici. Wallraff è diventato famoso, ma non gli è andata bene. Pedinato, isolato, guardato con sospetto, ha lasciato la Germania e si è trasferito in Olanda.
Molto prima degli embedded, che si infiltrano con il placet degli stati maggiori e rischiano di raccontare solo quello che i militari (o i potenti di turno) decidono di mostrare, ci sono stati i giornalisti in incognito. Loro rischiano una denuncia penale per sostituzione di persona, ma a volte riescono a scrivere anche quello che non si può.

Quando pochi giorni fa nel Cpt di Lampedusa — già violato per poche ore da Francesco Viviano, della Repubblica, nel 2003 — la polizia ha preso le impronte al giornalista dell'Espresso Fabrizio Gatti, che si fingeva curdo, l'ufficio identificazione ha scoperto che corrispondevano a quelle di Roman Ladu, un romeno finito nel Cpt milanese di via Corelli nel 2000. E infatti anche quella volta era Gatti: allora lavorava al Corriere della Sera, che pubblicò un reportage in due puntate. Quell'inchiesta gli costò una condanna a 20 giorni di carcere.

Anche Donald Mcintyre, il cronista della Bbc che realizzò un documentario choc sulla moda a Milano («Undercover Fashion»), ha pagato di persona un servizio fuori dell'ordinario. Entrato nell'ala più dura degli ultrà del Chelsea, per 12 mesi ha ripreso sanguinose battaglie con i tifosi rivali o raccolto frasi come: «Una volta ho sgozzato un agente in borghese per divertimento». Il suo lavoro portò all'arresto di 5 persone. Due furono condannate a 7 anni. Lui cominciò a vivere sotto scorta.

In Italia nel 2003 Cristina Zagaria, di Repubblica, si iscrisse alle prove di ammissione all'università di Bari per verificare la denuncia di una giovane: soluzioni ai test vendute in cambio di sesso. Era vero e un uomo fu arrestato. Il presidente dell'Ordine dei giornalisti, Lorenzo Del Boca, disse: «Ammesso che la collega abbia fatto bene, una cosa del genere deve rimanere un'eccezione. Se il cronista si sostituisce agli investigatori si perde il rapporto di fiducia con la gente. Le regole prevedono che ci si presenti con nome e cognome». Ma di eccezioni se ne contano a decine, vuoi per guardare quello che viene tenuto nascosto, vuoi per «mettersi nei panni» di qualcuno, di solito un debole. Francesco Battistini (Corriere), lavavetri in Tunisia nel 1998. Paolo Frajese (RaiUno), barbone per le strade di Roma dieci anni prima. Carmelo Abbate (Panorama) musulmano per tre giorni nel 2001. E ancora: sull'Espresso, nel 1986, Gad Lerner pubblicò un'inchiesta intitolata «Il clandestino». Scrisse: «Per una volta ho utilizzato il mio nome e il mio scomodo luogo di nascita (Beirut, ndr) a un utile scopo». Fu un inedito ritratto d'Italia. Carlo Rossella, quando era cronista alla Notte, si finse becchino. Mentre Augusto Minzolini vantava tra i suoi «personaggi» l'usciere davanti alla sede della Dc (per intercettare una lettera indirizzata a De Mita) o l'addetto alle pulizie di Montecitorio. Maria Cuffaro si è travestita da prostituta per un servizio mandato in onda da Sciuscià nel 2001. Gente infiltrò una cronista alla selezione per diventare veline nel 2004. Mauro Suttora, dell'Europeo, nel '87 si finse «portatore sano di Aids»: 18 anni dopo, le risposte che ha ricevuto quando chiedeva una stanza d'albergo in centro a Milano continuano a prendere a pugni il lettore.

Stesso effetto ottenuto da Barbara Ehrenreich con «Nickel and Dimed» (in Italia «Una paga da fame», Feltrinelli) diario di un anno nel quale ha rinunciato allo stipendio da sociologa e giornalista per guadagnarsi la vita servendo ai tavoli o facendo le pulizie. O da Anne de Loisy, giornalista francese che voleva visitare il centro di detenzione dell'Aeroporto Roissy a Parigi. Non la facevano entrare, allora fece domanda per lavorare alla Croce Rossa come mediatore culturale. Passò 6 mesi lì dentro e la violenza che ha visto l'ha descritta in un libro.

Intendiamoci, ci si traveste per meno: nel 1987 Maurizio Crovato, della Nuova Venezia, indossò la giacca bianca da cameriere per assistere a una cena con qualche first lady in Laguna. Fra gli ospiti c'era Ciampi, governatore della Banca d'Italia, al quale un commensale suggerì di mettere sulle banconote il volto di Marta Marzotto. «Leonardo Da Vinci — disse — era troppo noioso».

Mario Porqueddu

09 ottobre 2005

http://www.corriere.it/Primo_Piano/Cronache/2005/10_Ottobre/09/porqueddu...

c.andretta (non verificato)

ATTENZIONE, STASERA A "BLU NOTTE" LUCARELLI STà PARLANDO DI PASOLINI.

VE NE SUGGERISCO VIVAMENTE LA VISIONE(RAI TRE).

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Certo Mauro ...pensavo l'avessi letto ...tutto sommato è il quotidiano di casa tua! :lol:

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ah, ma hai citato un articolo sul Corriere della Sera di oggi

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User offline. Last seen 3 anni 13 settimane ago.

Trascrivilo! :lol:
(Fanne una scansione, trasportalo in formato "testo" e fai un copy/past)

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l.schnur wrote:
Perchè non posti qui il tuo articolo?

non e' on line

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memento